Avec Vincent nous nous donnons rendez-vous avant le coucher du Soleil sur notre site d'observation de la Batarelle Haute. Au moment où le Soleil plonge vers l'horizon nous ne distinguons pas grand chose et ce n'est qu'après la disparition de l'astre du jour que nous comprenons pourquoi, ce soir la réfraction atmosphérique est particulièrement basse. Je rappelle que la montagne du Canigou et la ville de Marseille se situent chacune à une extrémité du le golfe du Lion et qu'elles sont séparées par une distance de 263 kilomètres ! A cause de la rotondité de la Terre le massif du Canigou devrait être situé sous l'horizon quand on le regarde depuis la cité phocéenne, mais grace à la réfraction de l'atmosphère terrestre son image est redressée et il est possible de le distinguer au dessus de la Méditerranée. Sauf que ce soir l'atmosphère ne redresse pas grand chose, du moins pas autant que d'habitude ...
Alors que les lueurs du crépuscule s'installent et que les rayons du Soleil déclinent, Nous commençons à percevoir quelques pointes sombres qui surgissent au dessus de la Méditerranée. Je reconnais sur la droite les sommets jumelés du Canigou et du Barbet et sur la gauche la barre sombre du Tres Vents et la pointe du Roc Nègre. Le Puig Sec qui est moins haut est quant à lui aux abonnés absents. Voilà la carte permettant d'identifier les différents reliefs :

Le massif du Canigou gagne en contraste au fil des minutes, je continue à le photographier avec le zoom de mon bridge Sony DSC-HX350 mais je note également qu'on peut commencer à le percevoir à l’œil nu comme une encoche sombre qui surgit de l'horizon.
Le site d'observation de la Batarelle Haute n'est situé qu'à 255 mètres d'altitude, à cette faible hauteur l'aspect du massif dépend vraiment l'effet de réfraction.
La mission est une nouvelle fois accomplie, même si on a déjà déjà fait des observations plus spectaculaires du phénomène, on savoure le fait de pouvoir relever ce défi local !