La traditionnelle période (allant de fin janvier à la mi-février) où les provençaux peuvent tenter d'observer le coucher du Soleil derrière le massif pyrénéen du Canigou n'a pas été très propice aux observations cette année. En cause, une météo particulièrement maussade. Mais, en ce mercredi 26 février, le mistral glacial s'est mis à souffler et il a chassé avec efficacité la chape de nuages qui recouvrait le golfe du Lion, en libérant la vision entre Marseille et la montagne du Canigou, séparés de 260 km. Dans ces conditions, avec une atmosphère nettoyée de ses nébulosités, brumes et autres pollutions, le massif s'est révélé après le coucher du Soleil.
A la fin février, le Soleil ne se couche plus derrière le Canigou, il disparaît désormais à plusieurs degrés à droite de ce dernier. Mais ce n'est pas gênant, lorsque notre étoile disparaît derrière l'horizon elle éclaire quand même le massif par l'arrière, et même si sa lumière parvient en diagonale à la chaine montagneuse, cela suffit à la faire apparaître comme une silhouette sombre.
Aujourd'hui la réfraction est encore basse, c'est dommage. Mais elle est suffisante pour faire apparaître les principaux sommets au dessus de l'horizon entre les éoliennes du parc de Camargue. Sur la photo il est assez facile de reconnaitre les pics du Canigou et du Barbet à droite, du Puig Sec tout seul au centre, du Roc Nègre et du Tres Vents à gauche. Il est intéressant de comparer les images avec la carte suivante pour un repérage précis :